La Belgique vient d’approuver le Full Self-Driving de Tesla sur ses routes publiques. C’est la cinquième approbation en Europe, et la deuxième en deux jours seulement. Le rythme accélère vite.
Cinq pays, et ça va de plus en plus vite
Jusqu’à récemment, seuls trois pays européens avaient donné leur feu vert au FSD : les Pays-Bas, la Lituanie et l’Estonie. Puis le Danemark a annoncé son accord le mardi 10 juin 2026. La Belgique a suivi le lendemain.
C’est la ministre belge de la Mobilité, Annick De Ridder, qui a officialisé l’approbation directement sur X : elle a indiqué avoir signé l’autorisation, précisant que le dossier part maintenant au département d’homologation du pays pour l’étape finale. Selon Teslarati, cette séquence illustre clairement la vitesse à laquelle les approbations peuvent s’enchaîner en Europe une fois la dynamique lancée.
Ce qui change avec la Belgique, c’est moins le pays lui-même que le signal envoyé. Deux approbations en 48 heures, ça veut dire que les gouvernements européens ont trouvé un cadre et qu’ils n’hésitent plus.
Ce que ça veut dire pour toi si tu es propriétaire Tesla en Europe
Pour l’instant, si tu es en France, en Allemagne, en Espagne ou en Italie, le FSD reste inaccessible sur voie publique. Legalement parlant. Tesla peut activer la fonction dans n’importe quel véhicule de sa flotte dès que les autorisations tombent, sans mise à jour matérielle. C’est un avantage structurel énorme : le déploiement est immédiat une fois le feu vert obtenu.
Si tu veux comprendre concrètement la différence entre l’Autopilot standard et le FSD, j’ai détaillé ça dans cet article : Autopilot et FSD : quelle différence ?.
La question qui brûle les lèvres, c’est évidemment : quand pour la France ? Aucune date n’est communiquée. Le processus d’homologation français implique le Ministère des Transports et passe par des étapes réglementaires distinctes de celles de la Belgique ou du Danemark. Ce serait une fabrication de ma part que de te donner une échéance. Ce que je sais, c’est que les approbations s’accumulent vite et que la pression monte sur les grandes capitales.
Les statistiques de sécurité, argument-clé pour convaincre les régulateurs
Les Pays-Bas ont été les premiers à publier des données de sécurité FSD en conditions européennes. Le résultat : le système se montrait 3,5 fois plus sûr que la conduite humaine sur les routes néerlandaises. C’est le genre de chiffre qu’un ministre de la Mobilité peut difficilement ignorer quand des propriétaires Tesla font pression.
Côté américain, les derniers chiffres Tesla font état de plus de 5,5 millions de kilomètres entre chaque accident pour les véhicules utilisant le FSD, contre environ 660 000 km pour la conduite humaine. La comparaison est frappante, même si les méthodologies de mesure méritent toujours un regard critique.
Ces données pèsent lourd dans les dossiers de demande d’autorisation. La Belgique l’a bien compris.
L’analyste qui dit que Tesla a déjà atteint le niveau 4
Ce n’est pas anodin comme contexte. Alex Potter, analyste chez Piper Sandler, a publié une note cette semaine affirmant que Tesla a « résolu le puzzle de la conduite autonome » et que le FSD a effectivement atteint le niveau 4 d’autonomie dans la majorité des conditions, sur tous ses véhicules.
Sa démonstration repose sur plusieurs éléments :
- Tesla propose désormais des réductions d’assurance pour les contrats incluant le FSD actif, ce qui traduit une confiance interne dans les statistiques de sécurité.
- Le Cybercab, en cours de production à Giga Texas, n’a ni volant ni pédales. Un véhicule sans aucun contrôle humain ne peut pas être une simple « assistance à la conduite ».
- Tesla aurait alloué « plusieurs centaines de millions de dollars, voire plus d’un milliard » au projet Robotaxi, signal fort d’une conviction à court terme.
Potter n’est pas uniquement théorique dans son approche. Il a personnellement utilisé le FSD pour un trajet de Missoula (Montana) à Minneapolis (Minnesota) en avril dernier. « Il n’y a pas de substitut à l’expérience personnelle », écrit-il dans sa note.
Pour autant, le FSD reste officiellement classifié en niveau 2 sur les véhicules grand public Tesla. Le Robotaxi, lui, a été auto-certifié niveau 4 par Tesla auprès de l’État du Texas. La nuance est réglementaire autant que technique.
J’avais déjà couvert les tensions autour de la fiabilité du FSD du côté des anciens ingénieurs Tesla, notamment dans cet article : FSD : d’anciens ingénieurs Tesla avouent ne pas lui faire confiance. Le débat n’est pas clos, loin de là.
Mon avis
Le rythme des approbations européennes est honnêtement plus rapide que ce que j’anticipais. Deux pays en deux jours, c’est un basculement. La logique veut que les grands marchés finissent par suivre, probablement sous pression des propriétaires locaux et des données de sécurité cumulées. Pour la France, je pense que la question n’est plus “si” mais “dans combien de temps”. La vraie incertitude reste politique : un accident médiatisé dans un pays déjà approuvé pourrait tout ralentir d’un coup.
Information et avertissement
Cet article est à titre informatif uniquement. Les informations sur les homologations et les données de sécurité proviennent de sources tierces (Teslarati, Tesla Safety Reports, communications officielles). Les performances du FSD varient selon les conditions et les marchés. Consulte toujours la réglementation locale avant d’utiliser des systèmes d’assistance à la conduite avancés sur voie publique.
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FAQ
Quels pays européens ont approuvé le FSD Tesla en 2026 ?
Au 10 juin 2026, cinq pays ont accordé leur autorisation : les Pays-Bas, la Lituanie, l’Estonie, le Danemark et la Belgique. L’approbation belge est la cinquième et la deuxième obtenue en deux jours consécutifs.
Pourquoi la France n’a pas encore approuvé le FSD ?
Aucune raison officielle n’a été communiquée. Le processus d’homologation français passe par le Ministère des Transports et suit ses propres étapes réglementaires. Aucune date n’est annoncée à ce jour.
Faut-il une mise à jour hardware pour activer le FSD dans un pays nouvellement approuvé ?
Non. Tesla peut activer le FSD à distance sur n’importe quel véhicule éligible de sa flotte via une mise à jour logicielle. Aucune modification matérielle n’est nécessaire une fois l’autorisation obtenue.
Le FSD est-il vraiment au niveau 4 d’autonomie ?
Officiellement, le FSD Supervised sur les véhicules Tesla grand public reste classifié niveau 2. Le Robotaxi a été auto-certifié niveau 4 par Tesla au Texas. L’analyste Alex Potter de Piper Sandler argumente que le niveau 4 est atteint dans la majorité des conditions, mais c’est une opinion d’analyste, pas une certification réglementaire.
Le FSD est-il plus sûr que la conduite humaine en Europe ?
Les premières statistiques publiées aux Pays-Bas montrent que le FSD y était 3,5 fois plus sûr que la conduite humaine sur les routes néerlandaises. En Amérique du Nord, Tesla relève plus de 5,5 millions de kilomètres entre chaque accident pour les véhicules utilisant le FSD.